Combien de temps cela a t'il duré ? Je ne l'ai su qu'après coup.... très exactement 37 jours... J'ai beau réfléchir sur ce qui a pu déterminer ma captivité, encore maintenant je ne la comprends pas.
Je menais une vie tranquille, dont la seule lacune était un vide sentimental préoccupant qui durait maintenant depuis plusieurs mois. Une nuit, alors que je revenais d'une fête passablement arrosée... titubant mais calmement... je fus victime d'un enlèvement.
Je ne me souviens de rien...
C'est au réveil qu'il m'a fallu comprendre... J'étais allongé dans la boue au milieu d'une pièce terriblement sombre dont la superficie devait correspondre à celle de mon salon. La première journée, j'ai souffert de cephalées intenses dont je devais m'accommoder pour a tâtons explorer les lieux.
J'étais en permanence guidé vers un halo lumineux qui pénétrait de par une ouverture dans un des murs... Très vite, je me suis aperçu que je me trouvais dans ce qui ressemblait à une grange sans porte dont la seule issue possible se trouvait être la petite lucarne. Dés lors, je passais mes bras à l'extérieur comptant démolir le mur en le tirant brutalement vers l'intérieur... Ma grand-mère me disait toujours "la douleur, c'est dans la tête", cette fois-là, la douleur que je ressenti ne fut pas dans mon crâne mais bien localisée sur les avants bras. Lorsqu'ils furent à l'extérieur, une barre en fer vint s'abattre sur mes os avec un odieux bruit métallique... je n'oublierai jamais cet instant... ce recul d'animal terrassé que j'opérai jusqu'au fond de la grange, en poussant un long hurlement... et voila... En quelques minutes venait de se passer un condensé des 37 prochains jours...
Ce ne fut pas le seul coup que mes bras auront à supporter durant cette période. A chaque tentative de sortie, jour et nuit, venait s'abattre la lourde barre sur mes avants bras...
Je dormais peu, mais c'était pendant ces périodes que l'on me jetait par la lucarne une purée infâme et de quoi boire...
J'ai toujours grandi dans un milieu citadin, ce que je voyais par l'ouverture était des prés... Je ne savais pas si je me trouvais dans mon pays ou à l'étranger et ces pâturages verts et fleuris me glaçaient le sang...
Les premiers jours, je les passai à hurler et pleurer... et puis, epuisé il fallu que je me fasse un coin pour dormir le plus isolé possible de la boue... J'avais réussi, bien que ce mot là n'eut plus vraiment de sens pour moi, à organiser au fond de ma tombe un peu de confort à l'aide de paille et de terre battue...
et les jours s'écoulèrent ainsi...
Je lui parlais... il était là, de l'autre côté du mur sa barre en main... je l'implorais en lui promettant tout ce que je possédais et bien plus contre ma libération, mais je n'obtins jamais de reponse....
Mon corps s'affaiblissait... mon esprit délirait....
Et puis un jour, à mon réveil, je m'aperçus qu'aucune purée ni eau n'avait été déversée au sol... était-ce là un test ? Mes capacités de résistance avaient elles impressionnées mon geôlier, qu'il avait décidé de me pousser encore plus loin dans mon horreur ?
Je ne parvins plus à me rendormir, tiraillé par la faim et une soif infernale, le fond de la gorge brulée... Le lendemain, je me mis à lécher la boue, à la mâcher espérant comme cela soulager cette souffrance de la soif mais rien n'y fit...
Alors, probablement après trois jours sans boire, dans un accès de folie je passais mes bras dans l'ouverture... et puis comme à mon premier jour, je poussai un long et effroyable hurlement en me jetant au fond de la pièce.... tapis.... blottis en ftus au sol... mais il ne s'était rien passé... il ne s'était rien passé...
J'avais passé mes bras, et nulle barre en métal ne s'était abattue pour me broyer les os... Craintivement, je récidivais avec une terreur profonde mais là encore mes bras restèrent indemnes à l'extérieur... Il ne me fallut que peu de temps pour faire tomber le mur et me retrouver à genou en plein soleil, les yeux brulés d'une sensationnelle lumière....
Je pense avoir trouvé des secours au bout de deux-trois heures qui me dirigèrent vers le CHU le plus proche où je fus hospitalisé 25 jours...
Et voila... que vous dire de plus ? J'ai mené les gendarmes jusqu'à la grange, mais on n'a jamais retrouvé la trace d'un homme qui serait resté prés de la lucarne des jours et des jours... Pas de trace... pas d'existence.... Voila trois ans que j'ai été captif, à ce jour je reste sans reponse, avec ma mémoire comme seule garante que tous cela a bien existé et mes cris durant toutes les nuits qui ont suivies....
When did it suddenly become cool to hate everything? It's a growing problem, especially in the entertainment world, and no one benefits from an increasingly hard to please, pessimistic audience.
A Special Collection of photographs i found this month that still haunts my mind. Show them some love There are always some i can`t include due to space, i try to make the features under 50 deviations to give them better exposure
^Ikue has been a devious member of our community for almost 7 years and in this time he has proven to be nothing short of dedicated and devoted. Whilst volunteering his time over the last 22 months as a Gallery Moderator within the Community Relations Team, Chris has brought the Vector gallery and many vector artists directly into the spotlight. ^Ikue's commitment to the community is evident in everything he touches and you can always find him reaching out to others with an encouraging word. Chris is a natural leader with a vibrant and empathic personality, and is a role model for deviants everywhere. It's ev... Read More
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