When did it suddenly become cool to hate everything? It's a growing problem, especially in the entertainment world, and no one benefits from an increasingly hard to please, pessimistic audience.
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Mémoire Mathilde Broc 36 ans
En juillet 1992 je travaillais comme serveuse dans un petit hôtel restaurant des gorges du Tarn. Cétait les vacances et je devais preparer mon entrée en fac de lettres. Jassurais le service du midi ainsi que celui du soir, il y avait peu de clients la saison nétait pas bonne. Il en était un pourtant qui avait éveillé ma curiosité dès le premier jour. Un petit homme dont le nom ne métait pas inconnu, javais lu lessentiel de ses livres. Il sattablait tous les soirs à la même place commandant le plat du jour avant de se rendre au village marcher un peu. Il passait le jour entier enfermé dans sa chambre, je limaginais penché sur sa machine à écrire dont jécoutais parfois le « tac-tac-tac » mélodieux qui me parvenait de sa fenêtre lorsque je rangeais la terrasse. Nous dormions, jentends par là le personnel, dans une annexe qui avait été aménagée à cet effet un peu en dehors du village, cependant je passais lessentiel de mon temps à lhôtel. Je me plaisais follement à respirer lâme de cet écrivain dont jestimais tant le talent et plus dune fois je collai mon oreille contre le bois de sa porte, écouter un peu le murmure de sa voix lorsque doucement il relisait son texte. A cette epoque déjà je bafouillais de mon côté à couvrir de ci de là des pages de mon écriture serrée, je portais donc en moi cette curiosité maladive pour tout ce qui entoure la création. Je nai pas le génie des textes, pas le talent des mots, les phrases méchappent et me perdent définitivement cest ainsi. Jeprouve toutefois un plaisir epatant à jouer à lécrivain encore maintenant. Au cours de ce mois là jai envié le chat de lhôtel, lui qui tous les soirs se faufilait de table en table pour aboutir à lextrémité de la terrasse sur les genoux du romancier. Lhomme lui racontait alors quelques précieux secrets dans le pli des oreilles, que le chat emportait avec lui dans la nuit très loin, loin dans le tumulte des gorges. A dire vrai je me souviens de cette terrasse et de ce temps où quelques instants je fus un chat. www.bwiti.odexpo.com Comments
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July 1
486 KB 70.1 KB 600×600 StatisticsCamera Data
NIKON CORPORATION
NIKON D300 1/320 second F/1.8 50 mm 200 May 25, 2009, 7:52:20 PM Share
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